8 novembre 2008
Se saisir des mots, de ce petit bout d'étoffe qui dépasse quelques fois, imperceptiblement. L'attraper, et tirer, oui, tirer de toute ses forces sur le fil de la vie! Narguer les Parques, vieilles encroûtées, et leur montrer que ce fil qu'elles semblent garder jalousement, tout le monde peut s'y accrocher.
S'approprier les mots ou la vie, quelle différence, au fond ?
1 novembre 2008
Sans artifice et puis c'est tout
Rage et impuissance se mélangent
Tout doucement dans ce désordre bancal
Il y a des mots qu'il faudrait connaître
Faire face au désarroi étrange
Il y a des choix à faire pour tenter d'éradiquer
Ce qui nous guette, ce qui fait mal
Il n'y a que le phénix qui peut renaître
Et ceux qui ressemblent aux anges
Les autres meurent d'une innocence létale.
Alors, il ne reste plus qu'à fermer les yeux, et prendre son élan. Car c'est peut-être une nouvelle ère, ou peut-être pas. Mais ce ne sera pas faute d'avoir essayé.
19 octobre 2008
Bonheur et promontoire
Y a-t-il un endroit
Où je peux oublier ?
Une minute
Pour me rappeler
Une seconde
Tu disparais
A chaque fois
Hier encore je souriais
Attendant, quoi ?
Peut-être un signe
Peut-être un mot jeté sur l'ombre de mes mains,
Yeux et tout le reste
Il n'y a pas d'endroit,
Non !
Mais l'eau qui coule
Y en aura-t-il assez ?
Ne me regarde pas comme ça !
Et continue d'avancer, de rire
Sans raison
Sans personne.
17 octobre 2008
Le banc du jardin botanique
Il y a dans un jardin anglais un banc
Sans âge, ni couleur, presque insignifiant
Perdu dans un coin de verdure, abandonné.
Mais une fois dans l'année, pour le solstice d'été
Deux âmes, (on dirait des anges), s'y assoient,
Juste une heure pour entendre les voix
Venues d'ailleurs.
Elles se souviennent des autres mondes
Du goût de cet étrange fruit rouge, du bruit de l'onde
Qui traversait la plaine
Un jour, les deux enfants mourront, et seront délivrées
Plus de pèlerinage, juste l'immensité
De la Poussière et du vide silencieux
Mais qu'importe, ils auront bâti la République des Cieux.
14 octobre 2008
Je voudrais me hisser sur la montagne de couleur et d'or. Celle qui surplombe le monde et frôle les étoiles. Juste atteindre le sommet et m'étendre de tout mon long sur les gouttes de rosée. Contempler la faune grouillante de la vallée et le ciel silencieux. Etre en paix. Que tout devienne réel à nouveau. Ou rêve, peu importe, puisque tout cela existe !
27 septembre 2008
Vacuité
20 septembre 2008
Ivresse
Les oriflammes fièrement dressés s'inclinent un à un tandis que la lumière disparait
Car dans le noir tout semble plus beau
Seule reste la chair, la viande saignante , titubante et nue sur les draps de soie
Et moi flottant comme un Pavillon
devant la merveilleuse intensité des mers psychédéliques
Que rien ne veut troubler
Quel est donc ce vin, cette absinthe au parfum capiteux
Qui m'enivre doucement ?