Dans mon monde un peu stressé où les problèmes s'entassent
Où les ombres gagnent parfois aux dépens des espoirs ?
Mon apocalyptique ciel étoilé
Rempli d'étoiles palottes, presque voilées
Par mes peurs et mes errances
Leur flamme, belle luminescence
Ne brille pas toujours
Elle est comme l'amour, faite d'inconstance
Mais dans mon ciel chaotique, il ne fait jamais noir
Chaque jour est la page blanche d'une nouvelle histoire
Où tout change
Excepté tes rires chatouillés qui irisent mon ciel terne.
18 juillet 2007
6 juillet 2007
Ça avait surgi tout d’un coup, de nulle part : « Embrasse-moi avant de partir. » Ce n’était pas, comme tu aurais pu le croire, un prétexte pour te faire taire, mais une évidence, émergeant au milieu de la masse informe des choses : embrasse-moi ou je meurs.
Tu t’es tourné vers moi, tu as pris mon visage entre tes mains et tu m’as embrassée. Comme jamais tu ne l’avais fait auparavant. A moins que ce soit moi qui n’aie jamais perçu tes incursions de cette façon .Moi, qui ne savais plus s’il fallait te repousser ou chercher tes lèvres et ta langue, forcée et consentante à la fois.
Etait-ce un simple baiser ? Car lorsque j’y repense, « desespéré » est le premier qualificatif qui me vient à l’esprit. Comme si tu me disais adieu.
« Pars avec moi » (ou peut-être était-ce « descends » ou « viens avec moi », déjà les souvenirs s’estompent…), voilà ce que tu m’as dit, ensuite. Tu savais quelle serait ma réponse, évidemment. Pourtant, j’y ai pensé, pendant une seconde… à partir avec toi, si tu savais… Mais vite, très vite, les ombres et le monde tout entier m’ont rappelée à l’ordre : pas raisonnable, inenvisageable de descendre avec toi courir et danser dans la nuit noire ! C’était tellement plus facile de blâmer l’univers, les gens, ce qu’il est permis de faire et ce qui ne l’est pas plutôt que de reconnaître que tout cela ne cachait en fait que mon manque de courage.
Alors voilà… tu es parti sans rien remarquer, sans t’apercevoir que les larmes que j’essayais tant bien que mal de retenir avaient finalement triomphé. Tu es parti et je les ai laissées couler en me demandant ce qui m’arrivait. D’où venait cette sensation étrange d’avoir été si proche et si loin de toi ? Comme si nous ne nous reverrions plus. Jamais.
Je ne saurais expliquer ce qui a provoqué cela : peut-être cette journée haute en couleur et pleine de rebondissements, ou les mouvements de la nuit qui tombait, du temps qui passait. Qui sait ?
Et pour finir, un signe, diraient ceux qui croient au destin. Des mots presque moralisateurs pour me narguer, pour me montrer ce que j’aurais dû faire, ce que j’aurais pu faire si je n’avais pas autant peur.
« If I lay here, if I just lay here, would you lie with me and just forget the world ? »
Et toi, si je t’avais demandé de partir avec moi, qu’aurais-tu fait ?
Tu t’es tourné vers moi, tu as pris mon visage entre tes mains et tu m’as embrassée. Comme jamais tu ne l’avais fait auparavant. A moins que ce soit moi qui n’aie jamais perçu tes incursions de cette façon .Moi, qui ne savais plus s’il fallait te repousser ou chercher tes lèvres et ta langue, forcée et consentante à la fois.
Etait-ce un simple baiser ? Car lorsque j’y repense, « desespéré » est le premier qualificatif qui me vient à l’esprit. Comme si tu me disais adieu.
« Pars avec moi » (ou peut-être était-ce « descends » ou « viens avec moi », déjà les souvenirs s’estompent…), voilà ce que tu m’as dit, ensuite. Tu savais quelle serait ma réponse, évidemment. Pourtant, j’y ai pensé, pendant une seconde… à partir avec toi, si tu savais… Mais vite, très vite, les ombres et le monde tout entier m’ont rappelée à l’ordre : pas raisonnable, inenvisageable de descendre avec toi courir et danser dans la nuit noire ! C’était tellement plus facile de blâmer l’univers, les gens, ce qu’il est permis de faire et ce qui ne l’est pas plutôt que de reconnaître que tout cela ne cachait en fait que mon manque de courage.
Alors voilà… tu es parti sans rien remarquer, sans t’apercevoir que les larmes que j’essayais tant bien que mal de retenir avaient finalement triomphé. Tu es parti et je les ai laissées couler en me demandant ce qui m’arrivait. D’où venait cette sensation étrange d’avoir été si proche et si loin de toi ? Comme si nous ne nous reverrions plus. Jamais.
Je ne saurais expliquer ce qui a provoqué cela : peut-être cette journée haute en couleur et pleine de rebondissements, ou les mouvements de la nuit qui tombait, du temps qui passait. Qui sait ?
Et pour finir, un signe, diraient ceux qui croient au destin. Des mots presque moralisateurs pour me narguer, pour me montrer ce que j’aurais dû faire, ce que j’aurais pu faire si je n’avais pas autant peur.
« If I lay here, if I just lay here, would you lie with me and just forget the world ? »
Et toi, si je t’avais demandé de partir avec moi, qu’aurais-tu fait ?
20 juin 2007
20 mai 2007
9 mai 2007
Elle l’avait oublié
Souvenirs au fond d’un tiroir
Elle avait appris à l’effacer
A le noyer au fond du puit (ou de l’urinoir ?)
Par où s’échappent les blessures ardentes
Comment avait elle pu l’oublier ?????
Maintenant elle se rappelait, mais c’était trop tard
Le froid entrait en elle comme dans un moulin
Il l’avait tué en lui tenant la main
Il l’avait sauvé de son avatar
Parce qu’il les aimait, elle, ses souvenirs et sa souffrance
N.B : Ne jamais oublier
Que c’est ce qui nous blesse
Qui nous rend vivant
4 mai 2007
Un soir de pleine Lune ou un jour de rêverie
Shaünipul m'apparut
Il s'approcha, dieu Pan des mangroves, et rit :
"Oseras-tu ? Oseras-tu ?"
Le bougre me provoque
La tentation est grande et l'image équivoque.
Shaünipul, fais-moi la courte échelle
Que je grimpe à l'arbre grimaçant
Où la musique est belle
Où les heures s'éternisent en dansant
Shaünipul m'apparut
Il s'approcha, dieu Pan des mangroves, et rit :
"Oseras-tu ? Oseras-tu ?"
Le bougre me provoque
La tentation est grande et l'image équivoque.
Shaünipul, fais-moi la courte échelle
Que je grimpe à l'arbre grimaçant
Où la musique est belle
Où les heures s'éternisent en dansant
28 avril 2007
J'ai cherché la Lune quelque part entre le ciel et l'horizon
J'ai voulu la retrouver et faire le tour des choses
Des choses qui se perdent sans raison
Quelqu'un m'a dit "Attends !" comme on murmure une oraison
Un voile jeté sur l'envers des choses
Des choses qui s'ignorent sans raison
C'est comme ça que je suis morte : noyée dans le tourbillon des mots, alors qu'autour, la mélancolie faisait tourner le monde dans le cycle immuable des saisons.
J'ai voulu la retrouver et faire le tour des choses
Des choses qui se perdent sans raison
Quelqu'un m'a dit "Attends !" comme on murmure une oraison
Un voile jeté sur l'envers des choses
Des choses qui s'ignorent sans raison
C'est comme ça que je suis morte : noyée dans le tourbillon des mots, alors qu'autour, la mélancolie faisait tourner le monde dans le cycle immuable des saisons.
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