Les étoiles ce soir
brillent d’une lumière familière
Reflets des néons dans les flaques
Ce sont mes nuits insomniaques
en forme de prière
Pour que vienne le règne éternel des rêves pleins de grâce
20 juin 2007
20 mai 2007
9 mai 2007
Elle l’avait oublié
Souvenirs au fond d’un tiroir
Elle avait appris à l’effacer
A le noyer au fond du puit (ou de l’urinoir ?)
Par où s’échappent les blessures ardentes
Comment avait elle pu l’oublier ?????
Maintenant elle se rappelait, mais c’était trop tard
Le froid entrait en elle comme dans un moulin
Il l’avait tué en lui tenant la main
Il l’avait sauvé de son avatar
Parce qu’il les aimait, elle, ses souvenirs et sa souffrance
N.B : Ne jamais oublier
Que c’est ce qui nous blesse
Qui nous rend vivant
4 mai 2007
Un soir de pleine Lune ou un jour de rêverie
Shaünipul m'apparut
Il s'approcha, dieu Pan des mangroves, et rit :
"Oseras-tu ? Oseras-tu ?"
Le bougre me provoque
La tentation est grande et l'image équivoque.
Shaünipul, fais-moi la courte échelle
Que je grimpe à l'arbre grimaçant
Où la musique est belle
Où les heures s'éternisent en dansant
Shaünipul m'apparut
Il s'approcha, dieu Pan des mangroves, et rit :
"Oseras-tu ? Oseras-tu ?"
Le bougre me provoque
La tentation est grande et l'image équivoque.
Shaünipul, fais-moi la courte échelle
Que je grimpe à l'arbre grimaçant
Où la musique est belle
Où les heures s'éternisent en dansant
28 avril 2007
J'ai cherché la Lune quelque part entre le ciel et l'horizon
J'ai voulu la retrouver et faire le tour des choses
Des choses qui se perdent sans raison
Quelqu'un m'a dit "Attends !" comme on murmure une oraison
Un voile jeté sur l'envers des choses
Des choses qui s'ignorent sans raison
C'est comme ça que je suis morte : noyée dans le tourbillon des mots, alors qu'autour, la mélancolie faisait tourner le monde dans le cycle immuable des saisons.
J'ai voulu la retrouver et faire le tour des choses
Des choses qui se perdent sans raison
Quelqu'un m'a dit "Attends !" comme on murmure une oraison
Un voile jeté sur l'envers des choses
Des choses qui s'ignorent sans raison
C'est comme ça que je suis morte : noyée dans le tourbillon des mots, alors qu'autour, la mélancolie faisait tourner le monde dans le cycle immuable des saisons.
16 mars 2007
C’est une île étrange, désertée par les hommes. Dans les forêts verdoyantes, on ne trouve que quelques naïades qui s’ébrouent de torrents en cascades. Les bois sont remplis de senteurs musquées, d’effluves marins et nourriciers. C’est que la mer n’est jamais loin. Pourtant, les demoiselles errent toujours entre rivières et mousses tropicales, à la recherche du bonheur.
C’est l’île de Shaünipul, le dieu parmi les dieux
Son courroux ne fait peur à personne
Car il est bien plus bon que furieux
Shaünipul le Grand qui donne
L’amour aux ignobles comme aux vertueux
Shaünipul, la bête maître de son île
Sodomise les éphèbes de passage ou les belles androgynes
Après quoi sa passion devient le fil
Qui étrangle les pauvres enfants indignes
Shaünipul le vénérable prophétise à l’ombre des hévéas, bercé par Labyala et ses chœurs femelles. Il attend l’amour véritable.
C’est l’île de Shaünipul, le dieu parmi les dieux
Son courroux ne fait peur à personne
Car il est bien plus bon que furieux
Shaünipul le Grand qui donne
L’amour aux ignobles comme aux vertueux
Shaünipul, la bête maître de son île
Sodomise les éphèbes de passage ou les belles androgynes
Après quoi sa passion devient le fil
Qui étrangle les pauvres enfants indignes
Shaünipul le vénérable prophétise à l’ombre des hévéas, bercé par Labyala et ses chœurs femelles. Il attend l’amour véritable.
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