27 septembre 2008
Vacuité
20 septembre 2008
Ivresse
Les oriflammes fièrement dressés s'inclinent un à un tandis que la lumière disparait
Car dans le noir tout semble plus beau
Seule reste la chair, la viande saignante , titubante et nue sur les draps de soie
Et moi flottant comme un Pavillon
devant la merveilleuse intensité des mers psychédéliques
Que rien ne veut troubler
Quel est donc ce vin, cette absinthe au parfum capiteux
Qui m'enivre doucement ?
4 août 2008
Il me semble que toutes les choses que j'écris ne sont que des variations d'une même histoire
Vaines tentatives
Pour maintenir la lumière
Et l'Art
J'ai laissé défiler cette année sans réfléchir. Je l'ai presque abandonnée, cette part d' humanité. Je l'ai délaissée pour des beautés plus cartésiennes.
Pourtant, l'une des seules choses qui importent, c'est l'Art. Le temps passe, les passions changent, mais l'Art reste. Universel, un et multiple.
3 août 2008
18 juillet 2008
L'homme-oiseau
Il voulait échapper à cette vie morne et vaine
Cette mort lente à simuler
Faire semblant de s'envoler
Comme si cela en valait la peine
Il entendait le récit des grands oiseaux de proie
Et voulait lui aussi connaître le ciel
Sentir l'air froid sur son visage et le goût du sel
Être libre, heureux à en pleurer, ivre de joie
Sur la terre ferme, il attendait son heure,
Loin des mouettes et des goélands rieurs
Ignorant tout des nuages et des hauteurs,
C'était pourtant l'idée qu'il avait du bonheur.
Par miracle, il eut un jour des ailes,
De prime abord intimidé, n'osant pas les ouvrir
Il s'avéra ensuite enchanté de découvrir
Que le ciel était pur et la vie bien plus belle
Il tournoyait, voltigeait comme un fou
Passionné comme jamais
Narguant les jaloux
Qui en bas l'observaient
Hélas il finit par se blesser et comprit qu'il était condamné
A ne plus voler , à ne plus entendre les doux murmures des sommets
Il avait mal, il avait peur de ce qu'il deviendrait
Une fois ses ailes totalement atrophiées
Un oiseau-sage qu'il croisa dans les airs
Lui dit en quelques mots qu'il avait tort
De pleurer, d'oser préférer la mort
A sa vie sans ailes, sur la terre
Il lui parla d'Icare, foudroyé, mais heureux
D'avoir connu la liberté et les cieux.
Alors l'homme- oiseau compris qu'il devait se réjouir
D'avoir pu voler avant de mourir.
11 juillet 2008
Hallelujah
Les étoiles tombent une à une. Le rideau noir et froid enveloppe tout. On ne dansera plus, on ne rira plus. Ou plus comme avant. Quand le ciel brillait . Quand la lune n'avait pas encore revêtu cette robe terne.
La nuit fait même peur au rossignol. C'est la fin.
Quelque part, tout en bas, un homme solitaire, une guitare à la main, entame une dernière complainte :
"Love is not a victory march
It's a cold, it's a broken hallelujah"
Il sait que demain tout sera mort. Les aigles fiers et les grands saules dépérissent déjà.
10 juillet 2008
Oceania
Des poumons de la Terre, des tréfonds nourriciers
Mère Océane et sa cour enchanteresse surgissent
Méduses amourachées suivent sans sourciller
Murènes et serpents purs comme des lys
Des gouffres abyssaux on entend les chœurs
Cent voix d'angelots, murmurent, s'élèvent
Dans un tournoiement de lumière et de rêve
Dans un ballet hypnotique plein de ferveur :
"Your sweat is salty...
Ta peau, tes écailles dans l'eau salée
La reine veut les mordre, puis s'en aller
En gardant le goût de ta sueur salée
Et les soupirs du ressac."